Le
contexte géographique et culturel.
Ondundu
est un petit village situé à quelques kilomètres
de la ville de Tsumeb. Les villageois sont pour la plupart issus
de la tribu des Sans plus connue chez nous sous le nom de "
Bushmen " mais cette appellation est à éviter
car elle est péjorative pour les namibiens, "Bushmen
" signifiant celui qui vit dans le bush, c'est à
dire le " péquenot ".
La tribu San est la plus démunie de Namibie : ses savoir-faire
(chasse, cueillette, fabrication de bijoux en coquille d'autruche
) ont quasiment disparu. Ses terres sont de plus en plus
envahies par les Hereros, tribu d'éleveurs dont les bovins
détruisent les buissons et mangent les fruits autrefois
utilisés par les Sans pour se nourrir et se soigner.
De plus, le territoire des Sans est très éloigné,
au nord est (région de Tsumkwe)
et peu de touristes vont jusque là, en raison de l'éloignement
certes, mais aussi de la mauvaise réputation que les
autres namibiens font aux Sans.
Outre
les Sans, quelques familles Ovambo vivent également à
Ondundu mais la plupart sont sans emploi depuis que la mine
de cuivre de Tsumeb a considérablement réduit
son personnel.
Pour
les villageois d'Ondundu, les conditions de vie sont donc difficiles
et l'avenir de leurs enfants repose sur l'éducation et
donc sur l 'école.
La
scolarisation des enfants d'Ondundu.
L'école
maternelle telle que nous la connaissons en France n'existe
pas en Namibie.
Le village d'Ondundu comporte une école primaire qui
accueille les enfants à partir de six ans sur la base
d'un petit examen d'entrée, comme cela se pratique dans
toute la Namibie.
Cet examen d'entrée consiste essentiellement à
vérifier si l'enfant a les prérequis nécessaires
à la fréquentation d'une classe : rudiments de
langue anglaise (qui est la langue nationale obligatoire), capacité
à rester assis, à écouter, à porter
des chaussures, à tenir un crayon
Toutes ces conditions excluent la plupart des enfants noirs
de l'école si les compétences comportementales
n'ont pas été acquises préalablement.
C'est la raison qui a amené Jacky KONJORE, arrivée
à Ondundu il y a quelques années par la mutation
de son mari instituteur, à créer le jardin d'enfants
" HELP THE HELPLESS KINDERGARDEN " d'abord pour ses
propres enfants (elle en a trois) et puis aussi pour sa "
communauté ", elle aime à le dire.
En 2005, ce jardin accueille :
- 30 petits de 2 à 6 ans, de 7 h à 13 h 00 ; un
repas à base de farine de maïs leur est servi vers
9 h 00.
- Une trentaine d'enfants de l'école primaire à
partir de 13 h 00 pour un soutien scolaire ; un repas est également
servi à leur arrivée.
Les jardins d'enfants en Namibie ne bénéficient
d'aucune subvention publique, seules les écoles primaires
sont financées par l'état namibien. C'est PERI
NAUA qui subventionne donc le fonctionnement du jardin d'enfants
d'Ondundu.
Les
besoins du jardin d'enfants "HELP THE HELPLESS KINDERGARDEN
" et le soutien de PERI NAUA.
Le jardin d'enfants " HELP THE HELPLESS KINDERGARDEN ",
traduction littérale à la manière anglo-saxonne
" Aidez le jardin d'enfants dans le besoin " a été
créé en janvier 2002 sous l'impulsion de Jacky
KONJORE qui accueillait alors les enfants dans la salle à
manger de sa maison !
Quelques mois plus tard, le jardin d'enfants a déménagé
dans l'ancien réfectoire des mineurs au beau milieu des
habitations de la population San, ce qui a rapidement posé
problème car les enfants étaient sans arrêt
interpellés par des membres de leur famille et avaient
du mal à ses concentrer.
En 2003, Jacky a contacté le directeur de la mine de
Tsumeb qui a mis à disposition un petit terrain situé
en face de l'école d'Ondundu : les parents ont alors
été mis à contribution pour la construction
d'un bâtiment en tôles et de quelques bancs et tables
en bois.
En 2004, PERI NAUA subventionne la création de toilettes
et l'achat de tables et chaises.
En 2005, " HELP THE HELPLESS KINDERGARDEN " achète
avec les fonds envoyés par Peri Naua ce même terrain
à la mine afin de pouvoir envisager la construction d'un
bâtiment en dur.
Fin 2007 le bâtiment scolaire et les communs vont être
entièrement rénovés (investissement qui
représente 6500 € pour Peri Naua).
Le
soutien de PERI NAUA est d'ordre financier :
-
le salaire du personnel :quatre personnes travaillent pour le
jardin d'enfants : un jardinier/gardien et trois enseignantes.
Mme KONJORE n'a pas pu dans un premier temps assurer un paiement
régulier des salaires (environ 60 € par mois et
par personne), ce qui a eu pour conséquence un turn-over
très important jusqu'en 2003. En effet, seules six familles
peuvent actuellement payer les 15 dollars namibiens (environ
3 €) mensuels réclamés par le jardin d'enfants.
Grâce à l'aide de Peri Naua, les salaires peuvent
maintenant être assuré et le personnel fidélisé.
- assistance financière (semences pour le jardin, alimentation,
matériel pédagogique, formation continue des enseignantes,
frais de scolarités pour les familles les plus défavorisées
)
au travers de l'envoi des bénéfices des ventes
d'artisanat namibien, en outre et non le moindre, celui fabriqué
par les parents d'élèves.
L'implication
des parents d'élèves évite l'assistanat
dont on connaît les effets dévastateurs sur la
tribu San, et enfin leur permet de conserver leur savoir-faire
culturel (vannerie, colliers en ufs d'autruche
)
LES PROJETS A VENIR
A
partir de janvier 2008, Peri Naua s'est engagé à
gérer les frais de fonctionnement d'une deuxième
école maternelle située dans l'ancien ' township'
de la ville d'Otjiwarongo, au centre du Pays. Le Bâtiment
a été construit avec des fonds de l'ambassade
de France durant l'année 2008 et la première rentrée
se fera en janvier 2009.