Tourisme et développement

Association Peri Naua

Peri Naua est une association fondé par des personnes directement sur place dans des actions de développement, c'est en vivant sur place et en faisant des actions à leur niveau individuel qu'est venu par le suite le besoin de se fondé en Association afin d'améliorer et enrichir le contenu de leur actions. Aujourd'hui leur action se concentre autour des enfants défavorisés leur apportant une scolarisation et une soutien familiale en impliquant les famille dans les projet. Pour de plus amples détail vous pouvez visiter leur site http://perinaua.free.fr/

Le contexte géographique et culturel.

Ondundu est un petit village situé à quelques kilomètres de la ville de Tsumeb. Les villageois sont pour la plupart issus de la tribu des Sans plus connue chez nous sous le nom de " Bushmen " mais cette appellation est à éviter car elle est péjorative pour les namibiens, "Bushmen " signifiant celui qui vit dans le bush, c'est à dire le " péquenot ".
La tribu San est la plus démunie de Namibie : ses savoir-faire (chasse, cueillette, fabrication de bijoux en coquille d'autruche …) ont quasiment disparu. Ses terres sont de plus en plus envahies par les Hereros, tribu d'éleveurs dont les bovins détruisent les buissons et mangent les fruits autrefois utilisés par les Sans pour se nourrir et se soigner.
De plus, le territoire des Sans est très éloigné, au nord est (région de Tsumkwe) et peu de touristes vont jusque là, en raison de l'éloignement certes, mais aussi de la mauvaise réputation que les autres namibiens font aux Sans.

Outre les Sans, quelques familles Ovambo vivent également à Ondundu mais la plupart sont sans emploi depuis que la mine de cuivre de Tsumeb a considérablement réduit son personnel.

Pour les villageois d'Ondundu, les conditions de vie sont donc difficiles et l'avenir de leurs enfants repose sur l'éducation et donc sur l 'école.

La scolarisation des enfants d'Ondundu.

L'école maternelle telle que nous la connaissons en France n'existe pas en Namibie.
Le village d'Ondundu comporte une école primaire qui accueille les enfants à partir de six ans sur la base d'un petit examen d'entrée, comme cela se pratique dans toute la Namibie.
Cet examen d'entrée consiste essentiellement à vérifier si l'enfant a les prérequis nécessaires à la fréquentation d'une classe : rudiments de langue anglaise (qui est la langue nationale obligatoire), capacité à rester assis, à écouter, à porter des chaussures, à tenir un crayon…
Toutes ces conditions excluent la plupart des enfants noirs de l'école si les compétences comportementales n'ont pas été acquises préalablement.
C'est la raison qui a amené Jacky KONJORE, arrivée à Ondundu il y a quelques années par la mutation de son mari instituteur, à créer le jardin d'enfants " HELP THE HELPLESS KINDERGARDEN " d'abord pour ses propres enfants (elle en a trois) et puis aussi pour sa " communauté ", elle aime à le dire.
En 2005, ce jardin accueille :
- 30 petits de 2 à 6 ans, de 7 h à 13 h 00 ; un repas à base de farine de maïs leur est servi vers 9 h 00.
- Une trentaine d'enfants de l'école primaire à partir de 13 h 00 pour un soutien scolaire ; un repas est également servi à leur arrivée.
Les jardins d'enfants en Namibie ne bénéficient d'aucune subvention publique, seules les écoles primaires sont financées par l'état namibien. C'est PERI NAUA qui subventionne donc le fonctionnement du jardin d'enfants d'Ondundu.

Les besoins du jardin d'enfants "HELP THE HELPLESS KINDERGARDEN " et le soutien de PERI NAUA.


Le jardin d'enfants " HELP THE HELPLESS KINDERGARDEN ", traduction littérale à la manière anglo-saxonne " Aidez le jardin d'enfants dans le besoin " a été créé en janvier 2002 sous l'impulsion de Jacky KONJORE qui accueillait alors les enfants dans la salle à manger de sa maison !
Quelques mois plus tard, le jardin d'enfants a déménagé dans l'ancien réfectoire des mineurs au beau milieu des habitations de la population San, ce qui a rapidement posé problème car les enfants étaient sans arrêt interpellés par des membres de leur famille et avaient du mal à ses concentrer.
En 2003, Jacky a contacté le directeur de la mine de Tsumeb qui a mis à disposition un petit terrain situé en face de l'école d'Ondundu : les parents ont alors été mis à contribution pour la construction d'un bâtiment en tôles et de quelques bancs et tables en bois.
En 2004, PERI NAUA subventionne la création de toilettes et l'achat de tables et chaises.
En 2005, " HELP THE HELPLESS KINDERGARDEN " achète avec les fonds envoyés par Peri Naua ce même terrain à la mine afin de pouvoir envisager la construction d'un bâtiment en dur.
Fin 2007 le bâtiment scolaire et les communs vont être entièrement rénovés (investissement qui représente 6500 € pour Peri Naua).

Le soutien de PERI NAUA est d'ordre financier :

- le salaire du personnel :quatre personnes travaillent pour le jardin d'enfants : un jardinier/gardien et trois enseignantes. Mme KONJORE n'a pas pu dans un premier temps assurer un paiement régulier des salaires (environ 60 € par mois et par personne), ce qui a eu pour conséquence un turn-over très important jusqu'en 2003. En effet, seules six familles peuvent actuellement payer les 15 dollars namibiens (environ 3 €) mensuels réclamés par le jardin d'enfants. Grâce à l'aide de Peri Naua, les salaires peuvent maintenant être assuré et le personnel fidélisé.
- assistance financière (semences pour le jardin, alimentation, matériel pédagogique, formation continue des enseignantes, frais de scolarités pour les familles les plus défavorisées…) au travers de l'envoi des bénéfices des ventes d'artisanat namibien, en outre et non le moindre, celui fabriqué par les parents d'élèves.

L'implication des parents d'élèves évite l'assistanat dont on connaît les effets dévastateurs sur la tribu San, et enfin leur permet de conserver leur savoir-faire culturel (vannerie, colliers en œufs d'autruche…)


LES PROJETS A VENIR

A partir de janvier 2008, Peri Naua s'est engagé à gérer les frais de fonctionnement d'une deuxième école maternelle située dans l'ancien ' township' de la ville d'Otjiwarongo, au centre du Pays. Le Bâtiment a été construit avec des fonds de l'ambassade de France durant l'année 2008 et la première rentrée se fera en janvier 2009.